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dimanche 30 juin 2013

Austérité : Dans la peau de John Malkovich

En 2013, l’austérité n’a plus la cote, loin de là. Politique économique de prédilection des nos années de crise, attaquée dans la rue depuis ses débuts, elle a vu ses fondements théoriques s’effriter petit à petit jusqu'à être totalement indéfendable. Apres la débâcle du seuil des 90% de dette par rapport au PIB, qui déboulonne définitivement la notion de croissance par la réduction des déficits, pourquoi les politiciens s'acharnent-ils à couper à tour de bras pendant que les économistes changent leur fusil d'épaule ? Petit post-mortem à la première personne de la prise de décision en situation de crise économique.

Au moins, ça sera pas trop calorique
« Encore ce satané étage sept et demi. Encore une fois, je me retrouve sous les ors de la république à devoir prendre des décisions pour tartempion1. La barbe. Me voici de nouveau installé bien au chaud dans le subconscient d’un technocrate dégarni. On m’explique que face à la crise, il vaut mieux ne rien faire, l’assurance chômage et autres avantages sociaux suffiront amplement à assurer la relance. Pour le reste, la banque centrale s’en charge. Ca tombe bien je n’y connais rien, laissons faire les spécialistes. Ils doivent bien savoir ce qu’ils font, eux....  En tout cas il paraît que c’est le consensus parmi les économistes. Pour une fois qu’ils s’accordent sur quelque chose ceux-là.


jeudi 20 juin 2013

BCE: Orchestral Manoeuvres in the Dark


La semaine dernière, la cour constitutionnelle allemande a écouté les arguments pour et contre le programme Outright Monetary Transaction (OMT), annoncé par la Banque Centrale Européenne à l’automne 2012, mais pas mis en exécution pour le moment. Même si la BCE ne tombe pas sous sa juridiction des juges allemands et que leur décision n'aura de toutes façons pas d’impact direct, le simple fait qu’elle soit mise au banc des accusés traduit l’état d’esprit qui règne actuellement en Allemagne, dans le contexte des prochaines élections législatives.

L’acte d’accusation

Eté 2012. Même si la canicule n’est pas franchement au rendez-vous, il fait très chaud sur les marchés de la dette d’Etat de la zone Euro. Franchement effrayés par la restructuration de la dette grecque, les investisseurs fuient les obligations espagnoles et italiennes comme la peste. C’est dans ce contexte chaotique que Mario Draghi, le président de la BCE, intervient en affirmant que la BCE se tenait prête à employer tous les moyens pour endiguer la crise de la dette1.

jeudi 6 juin 2013

P$G : Quand magique rime avec fric

Mai 2013. Le Paris Saint Germain est champion de France de football pour la troisième fois de son histoire. Un titre qui lui échappait depuis 1994, et qui tombe dans sa besace seulement après que les investissements du Qatar lui ont permis d’attirer les superstars du foot mondial, dont Zlatan Ibrahimovic et David Beckham. Cet afflux soudain de liquidités a propulsé le PSG et le reste du championnat de France dans une nouvelle ère, où l’on parle tout autant de fiscalité que de performances sportives. Cependant le percepteur a-t-il réellement un rôle prépondérant dans le foot hexagonal et européen?

Economistes, on n’a pas le même maillot…

Les économistes Henrik Kleven, Emmanuel Saez et Camille Landais (dont les deux derniers ont coécrit le livre Pour une révolution fiscale avec Thomas Piketty) se sont penché sur le sujet (voir ici ou plus récemment ici). 

Zlatan, Nasser et Rêvons plus grand (c) @cpe - Flickr