Random phrase

jeudi 18 février 2016

This is the end, my friend

Vent de panique sur les bourses mondiales : il n'en faut pas plus pour les médias pour s'interroger sur un nouveau krach comme en 2008. On va donc profiter de l'occasion pour mettre Fluctuations et Crises à l'ouvrage et voir ce qu'on peut conclure sur la possibilité d'une crise en 2016.

Doctor Doom

On pourrait prendre la voie facile, celle des Doctor Doom (de Nouriel Roubini à notre Patrick Artus national) qui prédisent une nouvelle crise tous les ans, histoire d'être sûrs de ne jamais en rater une (un exemple particulièrement gratiné ici). On va être franc, chez Economiam on est bien incapable de vous dire avec certitude si une crise se produira en 2016. Mais on peut par exemple vous donner un avis et des pistes de réflexion pour arriver à vos propres conclusions.

dimanche 14 février 2016

Juste ce qu'il faut pour faire croire que vous avez vraiment lu Piketty

« Formidable ! Un tournant dans la pensée économique ! Une rock star ! » Depuis sa publication en 2013, on ne tarit pas d'éloges sur le Capital au XXIe Siècle et son auteur, l'économiste français Thomas Piketty. A tel point que cet ouvrage est devenu un blockbuster des ventes de livres, à faire pâlir d'envie Harry Potter (enfin presque). Sauf que dans la plupart des cas, le pavé de 950 pages sert plus de presse papier intello que de livre de chevet.


En version japonaise...

Le poids des idées...

Un million et demi de ventes dans le monde, en voilà une palanquée de bouquin ! Pourtant, les statistiques ne mentent pas : les passages surlignés par les utilisateurs du Kindle d'Amazon se concentrent étrangement sur les deux premiers chapitres... Partant, vous pouvez être presque sûr que si quelqu'un vous parle du Capital au XXIe Siècle, il/elle ne l'a probablement pas lu jusqu'au bout. En cela, Piketty est certainement le digne héritier de Marx et de son livre Das Kapital, que personne non plus ne lit...

Voilà donc l'opportunité de briller! Economiam se propose donc de vous souffler les bons mots qui feront mouche et les réflexions subtiles qui vous transformeront en une référence auprès de ceux qui auraient abandonné leur lecture, sans prendre la bonne habitude de lire ce blog1 ! On aborde tour à tour, le contexte du livre, son contenu, les premières réactions puis ce qu’on pense qu’il faut en penser.

dimanche 31 janvier 2016

Revenu universel : Je rêvais d'un autre monde

Le revenu universel, qui consiste à verser à chacun un revenu identique sans conditions préalables, fait couler beaucoup d'encre ces derniers temps. Puisqu'on n'est pas insensible à l'actualité chez Economiam, on en profite pour ramener sa fraise.


Marx et Hayek sont dans un bateau...

Make it rain, baby!
Une absurdité pour les uns, une société à nouveau humanisée pour les autres, ou encore un destin inéluctable pour certains, le revenu universel ou de base (RU dans ce qui suit) touche une corde sensible, en France (ici ou ici) ou à l'étranger, ici aux US (en VF), là au UK.

Mais ce phénomène n'est pas que purement médiatique, car des initiatives politiques concrètes en ce sens ont été lancées en Finlande et en Suisse. Même en France, le Conseil national du numérique vient récemment de le suggérer dans un rapport remis à la Ministre du Travail, avec de surcroît le Ministre de l'Economie Emmanuel Macron qui a l'air de vouloir y réfléchir (même si on suppose qu'il disait ca pour se marrer...).


samedi 12 décembre 2015

Uber et contre tous

Uberisation contre grève des taxis, licornes contre artisans chauffeurs : l’arrivée en France du service de voitures de tourisme avec chauffeur (VTC) Uber a créé une onde de choc dans le marché des transports français. On prend le temps ici de se détacher du buzz pour s’attarder sur le retour médiatique des biens connus concepts d’offre et de demande.

Joe le taxi

De par le monde, le fonctionnement des taxis est très régulé. A cela rien d'étonnant dans l'optique de la protection d'un consommateur qui rentre dans une boîte métallique, à la merci de l'inconnu qui la conduit. Paris ne fait bien sûr pas exception : la régulation s'opère par l'existence de tarifs imposés, harmonisés et affichés ainsi que d'une signalétique claire avec des panneaux qui différencient les taxis des autres véhicules.

samedi 24 octobre 2015

Monomanie I: Prendre à Pierre pour donner à Pole

Depuis le debut de l’année, la question suivante est remise régulièrement sur le tapis : Google est-il un monopole et abuse-t-il de sa position ? On laissera à la Commission Européenne le soin de se prononcer sur cette question. Mais la prolifération d'articles (à l'occasion faux) ainsi que les spécificités des entreprises Internet nous donnent un bon prétexte pour revenir sur ce concept central des cours d'économie : les monopoles.


Les Barons brigands

Pour les fans de Borgen...
En Europe comme aux Etats-Unis, on n'aime pas les monopoles. De ce côté de l'Atlantique, la Commission Européenne scrute avec attention les comportements des entreprises qui pourraient porter atteinte à la libre concurrence. De l'autre côté de l'océan, des batailles homériques ont été engagées par l'Etat américain pour casser des conglomérats qui abusaient de leur position. Ce rejet du monopole par les américains est entrenu par le souvenir des Robber Barons, ces capitaines d'industrie de la fin du XIXe siècle qui se sont très fortement enrichis grâce au contrôle qu'ils exerçaient sur certains secteurs comme les chemins de fer ou l'acier. La première guerre de tranchée anti-monopole fut sans doute le démantèlement de la Standard Oil en 1911. Plus récemment le démantèlement d'AT&T (dans les années 70-80) ou encore la séparation d’Internet Explorer du système d'exploitation Windows montrent la détermination de la justice américaine.

dimanche 11 octobre 2015

Economiam a écrit un livre !

On se demandait pourquoi un tel silence radio depuis plus d'un an. La réponse est là : Economiam diversifie ses supports, et a donc écrit un livre, en collaboration avec Vincent Barou, professeur agrégé d'économie en prépa EC, sous l'œil avisé d'Alain Beitone, directeur de la collection Cursus - Economie (Armand Colin).

 

Comment ça s'appelle ?

Fluctuations et crises économiques, tout au pluriel, parce que les crises et les fluctuations, c'est pas près de s'arrêter.
Le bull, la bulle mais pas les boules

 

De quoi ça parle ?

On l'aura deviné avec un titre qui va droit au but (après tout Alain Beitone vit à Marseille), on parle de crise économique dans ce livre ! Mais pas n'importe comment : on prend une vue résolument moderne du sujet, en intégrant les derniers développements historiques et théoriques pour aider le lecteur à aller plus loin. De Marx à la crise de 2008 et son prolongement dans la crise de la zone euro, on y verra forcement plus clair au bout des 224 pages !

Plus précisément, fi des équations, foison de graphiques, le livre aborde tour à tour les questions suivantes :

  • Comment analyser les fluctuations économiques ?
  • Pourquoi la conjoncture se retourne-t-elle ?
  • Quelles sorties de crise ?

 

A qui ça s'adresse ?

Le livre fait partie de la collection Cursus - Economie de la vénérable maison d'édition Armand Colin, donc il s'adresse quand même principalement à des étudiants qui cherchent à aller plus loin dans la compréhension de leur cours. Mais chez Economiam, on espère que cette prose plaira à tout le monde, comme on cherche toujours à le faire sur ce site !

 

Où peut-on trouver cet excellent ouvrage ?

Dans toutes les bonnes librairies bien sûr, mais en cet âge digital, en ligne aussi, sous format papier et numérique. Un exemple ici. Et puis comme un peu d'autopromotion ne peut pas faire de mal dans ce cas, on a aussi rajouté un widget Amazon pour simplifier la vie de tout le monde.

Bonne lecture !

mercredi 4 juin 2014

Alstom : génie français ou perpétuation de la stagnation ?

Dans un article en partie composé dans une rame du Tube londonien construite par Alstom, Economiam s'intéresse aux offres d'achat de GE et Siemens sur le « fleuron de l'industrie française » comme le dit Arnaud Montebourg.
 

Le Général Electrique aura-t-il l'Alsace ?

Chez Alstom, on laisse la porte ouverte !
Le printemps, c'est toujours un peu le temps des romances qui naissent. Ce n'est donc peut-être pas un hasard que ces deux derniers mois d'avril et de mai aient été le temps des méga fusions-acquisitions transatlantiques. En effet, à quelques jours d'intervalles, deux groupes américains, l'industriel General Electric (GE) et le pharmaceutique Pfizer, ont commencé un pas de deux avec des entreprises européennes. Le premier convoite la branche énergie du groupe français Alstom1 pour un montant de 16 à 17 milliards de dollars tandis que le second veut absorber le laboratoire anglo-suédois AstraZeneca (AZ) pour $119 milliards.

On pourrait analyser longuement les bienfaits potentiels de ces transactions pour les acheteurs. Cependant, pour rejoindre un sujet dont nous avons parlé précédemment, ces groupes ont surtout un problème de riche
 : ils ont cash à rapatrier, beaucoup de cash, qui est en particulier conservé en dehors des États-Unis2. Pour ne pas avoir à le perdre en impôts, la solution est simple : maintenir cet argent en place et l'investir dans une cible appétissante.